J’aurais pu être une plante verte
mais je suis un arbre
Face à une société de consommation fondée sur l’extraction, l’accumulation et l’épuisement, J’aurais pu être une plante verte mais je suis un arbre oppose un autre rapport au monde. Là où les corps et en particulier ceux des femmes sont transformés en surfaces exploitables, mesurables et rentables, le projet revendique une présence lente, enracinée, irréductible à l’usage et à la performance.
En se fondant dans la matière, en acceptant la dissolution plutôt que la possession, les corps féminins échappent aux logiques marchandes qui les assignent à la visibilité, au désir ou à la consommation.